Les noix de cajou brutes relèvent actuellement de la catégorie « aliments non spécifiés » de la Food Safety and Standards Authority of India (FSSAI), ce qui signifie que le cajou est régi par des règles générales de contaminants et de sécurité plutôt que par une norme produit dédiée et spécifique au cajou. C’est un fait réellement sous-couvert compte tenu de l’importance centrale de l’Inde dans la transformation et le commerce mondial du cajou, et cela a de réelles conséquences pratiques pour les transformateurs, les exportateurs, et quiconque rédige un document de conformité affirmant que le cajou « respecte les normes FSSAI » — une affirmation qui, prise littéralement, n’est pas tout à fait exacte, car il n’existe pas encore de norme FSSAI spécifique au cajou à respecter.

Ce que signifie réellement « aliments non spécifiés »

Être classé comme un « aliment non spécifié » sous la FSSAI ne signifie pas que le cajou n’est pas réglementé — cela signifie que le cajou ne dispose pas de sa propre norme dédiée et spécifique au produit comme beaucoup d’autres aliments, et relève à la place des réglementations transversales et horizontales de l’Inde. Le cadre opérationnel ici est le Food Safety and Standards (Contaminants, Toxins and Residues) Regulations, 2011, qui fixe des limites générales sur les contaminants, toxines, métaux lourds et résidus de pesticides applicables largement à travers les catégories alimentaires, cajou inclus. En pratique, cela signifie que la conformité en aflatoxine et autres contaminants pour le cajou commercialisé en Inde ou exporté depuis l’Inde est évaluée selon ces réglementations générales sur les contaminants plutôt que selon un tableau de limites spécifique au cajou qui le nommerait explicitement et fixerait des seuils adaptés. À des fins de test, c’est exactement le genre de nuance qu’il vaut la peine de confirmer directement auprès d’un laboratoire qualifié — le Laboratoire et Institut de Recherche du CEPCI en Inde, accrédité NABL selon l’ISO/IEC 17025:2017 et notifié FSSAI, est un point de départ crédible pour les transformateurs ayant besoin d’orientations actuelles et faisant autorité sur la structuration réelle des tests de contaminants pour le cajou dans ce cadre.

Le contraste avec les noix et les épices

Ce qui rend la position réglementaire du cajou notable, c’est le contraste avec d’autres fruits à coque et catégories alimentaires disposant de normes FSSAI dédiées et finalisées. Les noix (walnuts), par exemple, disposent déjà de leur propre norme produit FSSAI spécifique, tout comme de nombreuses épices individuelles — des catégories où la FSSAI a mené le processus de rédaction, de révision et de finalisation d’une norme adaptée aux caractéristiques et au profil de risque spécifiques de ce produit. Le cajou, malgré la position de l’Inde comme l’une des plus grandes économies mondiales de transformation et d’exportation de cajou, n’a pas encore atteint ce même point. Ce n’est pas nécessairement un signe de négligence — l’élaboration de normes réglementaires est un processus lent et délibéré, et les réglementations générales sur les contaminants offrent encore une couverture légale significative — mais c’est une asymétrie réelle qu’il convient de comprendre plutôt que de supposer que le cajou est réglementé de manière identique aux fruits à coque disposant d’une norme dédiée.

La norme Codex cajou en cours d’élaboration

C’est une situation en développement plutôt que réglée. L’Inde ferait avancer des travaux vers une norme Codex Alimentarius dédiée spécifiquement aux amandes de cajou, suivis via la couverture continue des sessions du comité Codex plutôt qu’existant déjà comme document international finalisé. Comme les autorités nationales de sécurité alimentaire, y compris la FSSAI, alignent souvent leurs propres travaux d’élaboration de normes nationales sur les développements parallèles au Codex — l’organisme de référence internationale traité plus en profondeur sur la page Codex Alimentarius et sécurité alimentaire — les avancées vers une norme Codex dédiée aux amandes de cajou pourraient plausiblement précéder le développement par l’Inde de sa propre norme FSSAI cajou dédiée. Pour l’instant, cela reste une histoire à suivre plutôt qu’un changement déjà survenu, et quiconque cite « la norme FSSAI cajou » comme un document existant et finalisé devrait être corrigé — la description la plus exacte, selon les informations actuellement disponibles, est que le cajou est régi par une réglementation générale sur les contaminants plutôt que par une norme dédiée.

Ce que cela signifie en pratique

Pour les transformateurs et exportateurs indiens, l’enseignement pratique est d’être précis dans la documentation de conformité : citer spécifiquement le Food Safety and Standards (Contaminants, Toxins and Residues) Regulations, 2011, plutôt qu’un numéro FSSAI imaginaire spécifique au cajou, lors de la documentation de la conformité réglementaire pour les acheteurs nationaux ou à l’export. Cela signifie aussi rester attentif à cette évolution — une norme Codex cajou, une fois finalisée, influencerait probablement l’élaboration future des règles FSSAI, et les transformateurs qui suivent déjà les développements du Codex seront mieux positionnés pour s’adapter rapidement plutôt que d’être pris au dépourvu par une nouvelle norme nationale une fois qu’elle arrivera. Les exportateurs vendant vers des marchés aux limites numériques plus codifiées — comme les chiffres d’aflatoxine de l’UE selon le règlement (UE) 2023/915, traités sur la page de conformité UE à l’importation, ou les exigences FSVP américaines traitées sur la page des exigences d’importation de la FDA américaine — devraient veiller à ne pas supposer que la conformité FSSAI satisfait automatiquement ces régimes réglementaires distincts et séparés ; les règles de chaque marché sont autonomes.

Cette page reflète le statut réglementaire tel que documenté et doit être reconfirmée directement auprès de la FSSAI, du CEPCI ou d’un professionnel de la conformité qualifié avant d’être considérée comme définitive pour une décision commerciale ou d’export spécifique — c’est un domaine réglementaire réellement en développement.